Voyage à la croisée des arts
Plongez dans l'univers de notre troisième numéro à travers les mots de notre rédactrice en chef.
Sous la grande verrière conçue par Gustave Eiffel, Maya déambule et se pose. Ici et là, insaisissable et désinvolte, sa silhouette gracieuse se promène entre les statues grecques qui peuplent l’atelier. À son cou, des colliers pareils à des soleils. À ses poignets, à ses mains, arrimées tout près du coeur, des créations de haute joaillerie qui brillent d’un éclat presque surnaturel. Ce jour-là, Maya se rêve en muse et nous emmène à la croisée des mondes, sous l’oeil du photographe Denis Boulze et du directeur artistique Benjamin Grillon, avec la complicité de l’agence Cinq Étoiles Productions, qui signent une merveilleuse série photo réalisée aux prémices de l’été pour notre rubrique « Trends ». Ce qui se révèle dans la lumière de l’atelier résonne avec la nature même du bijou. Un objet d’art ? Nous le croyons profondément. Car les créations de haute joaillerie qui traversent ce numéro de bout en bout nous invitent à questionner la définition traditionnelle de l’art. Admirer ces merveilles de créativité, toucher du regard l’excellence technique, songer aux milliers d’heures consacrées à concevoir ces pièces uniques, n’est-ce pas déjà parler d’art ? Ce serait pourtant rendre un bel hommage à tous ces artisans d’exception qui cultivent l’intelligence du geste, taillent, sculptent, assemblent des nuances de pierres choisies sur l’infinie palette offerte par la nature. Entre leurs mains, l’oeuvre collective joaillière se mue en un objet culturel qui témoigne du temps passé et du temps présent. Il raconte nos vies et nos envies. Van Cleef & Arpels en est l’un des exemples les plus éloquents. Depuis plus d’un siècle, la maison accompagne les modes et fait évoluer ses techniques au fil des soubresauts de la société, sans jamais se départir de sa vision créative imprégnée de poésie. Une constance rare, qui souligne combien le bijou est porteur de mémoire et de sens. Ce numéro vous invite à en faire l’expérience, d’hier à aujourd’hui, de Milan à Paris en passant par Genève et New York. Dans ces pages estivales, nous avons exploré la haute joaillerie des grandes maisons italiennes. Nous sommes partis à New York, à la rencontre de MARLI qui, dix ans après ses premières créations joaillières, lance une nouvelle collection de montres. Autant d’escales pour un voyage d’esthète. Après tout, c’est l’été, et si l’envie d’explorer de nouveaux horizons vous gagnait, vous êtes ici au bon endroit. Marie de Pimodan, rédactrice en chef