Trois créatrices à suivre

Oubliez les traditionnelles parures sages. Ces créatrices bousculent les codes de la joaillerie en injectant du style et beaucoup d’audace. Trois noms à connaître, trois visions qui tracent de nouvelles voies.

Avec son allure de Parisienne assumée, Marie Lichtenberg bouscule les codes avec élégance et aplomb. Ancienne rédactrice de mode, elle transpose son oeil affûté dans la joaillerie, avec une obsession pour les symboles et les liens qui nous unissent. Son terrain d’expression ? Le locket, revisité en or gravé, plaques émaillées, chaînes torsadées et multicolores. Elle jongle entre coeurs, champignons, messages cachés et or brossé, comme autant de talismans stylés, drôles et un brin mystiques. Chaque pièce raconte une histoire personnelle, intime et universelle. Il y a chez elle une impertinence maîtrisée, une sensualité discrète et une audace qui fait mouche : celle de transformer un bijou en déclaration… à l’image de sa bague de fiançailles gravée de l’inscription « Would you marry me », qui s’ouvre comme une boîte à bijoux miniature. /public-objects/546e7f86-8780-4579-a678-4e26d305da0e-96cc4229-8f6a-47e8-a169-caf65898d040-Portrait%20Marie%20Lichtenberg_10.2024.webp Image sélectionnée Suzanne Syz ne crée pas de bijoux. Elle sculpte des oeuvres d’art portables. S’il fallait une preuve : chaque pièce est unique, numérotée et certifiée par la blockchain Origyn, véritable passeport biométrique contenant toutes les données d’authenticité et de traçabilité nécessaires à une revente ou valorisation. Passionnée d’art contemporain, intime de Warhol, Basquiat ou Koons, elle injecte dans chaque création une dose de culture, d’humour, de couleur, d’excès délicieux. Le diamant l’ennuie ; elle préfère le titane, l’aluminium, et les pierres qui claquent : tourmaline Paraíba, spinelle framboise, grenat mandarine… toute une palette de pantones précieux. Ses volumes sont assumés, ses partis-pris radicaux. Porter du Syz, c’est embrasser l’art de la singularité : flamboyante, libre, joyeusement indomptable. /public-objects/3e48fdea-1c1e-4767-9242-88932d0788e6-7d4e7237-5d52-4eb9-87ed-fb2a1f34e2d0-Caspri-03%20(100_%20%C3%A2%C2%80%C2%93%20AdobeRVB1998%20-%208bits%20-%20240dpi)%202560.webp Image sélectionnée Dans sa famille, on parle joaillerie comme d’autres parlent de la météo : naturellement. Baignée dès l’enfance dans l’horlogerie et les pierres précieuses aux côtés de son père et de ses frères, Yvonne Léon s’empare de cet héritage pour le réinterpréter avec aplomb. Elle lance sa marque éponyme en injectant une dose de fun et de liberté dans les classiques du genre. Son bestiaire est espiègle, ses chevalières se portent à tous les doigts, ses boucles d’oreilles s’accumulent, se dépareillent, s’amusent. Moderne, féminine, versatile, elle insuffle un vent de fraîcheur à la joaillerie française. Sa force ? Une créativité en flux continu, une vision accessible, un style immédiatement reconnaissable… qu’on a même aperçu récemment porté par Michelle Obama.