Trois choses à savoir sur le Tubogas de Bulgari

L’innovation, c’est aussi faire parler l’existant, et c’est souvent sous contrainte que se dessine l’audace.

Au début du XXe siècle, les pénuries liées à la guerre poussent les joailliers à repenser leurs pratiques. Le prix de l’or s’envole : il faut s’adapter. C’est à cette période que Bulgari s’intéresse au tubogas, ou « tube à gaz », une technique industrielle sans soudure, conçue pour transporter des gaz sous pression dans les années 1920, dont la forme n’exigerait qu’une fine quantité d’or… /public-objects/f1efd24b-b95c-412b-9e05-e9e8976f7292-d3dfc4e6-9d8f-4f99-a6a4-477413d77f51-MUS1313_001_ful%20(3000x2001).webp Image sélectionnée Dès 1948, Bulgari transforme cette technique industrielle en bijou. Le tubogas prend la forme de bracelets, colliers ou bagues, au moment où le serpent entre dans l’univers de la Maison. Peu de temps après, sa souplesse inspire la montre Serpenti qu’Elizabeth Taylor adopte en 1962 durant la promotion de Cléopâtre, assurant à cette pièce une aura mythique. Réédité, jamais éclipsé, le Tubogas traverse, depuis, les décennies. Des bracelets épurés aux montres Serpenti à double ou triple tours, en or, acier ou pavé de diamants, il se décline en d’innombrables variations. Héritage d’un geste industriel devenu ornement, certaines pièces vintage peuvent atteindre aujourd’hui jusqu’à 100’000 €.