Tiffany, le joyau stratégique de LVMH
Rachetée pour près de 16 milliards de dollars en 2021, Tiffany & Co. est l’objet de toutes les attentions de Bernard Arnault. Alors que les résultats du groupe sont en baisse pour la deuxième année consécutive après le record de 2023, Tiffany, comme Bulgari, restent des fleurons profitables et leur chiffre d’affaires n’a pas souffert de la conjoncture compliquée pour le luxe.
La stratégie de la Maison repose sur plusieurs piliers. La volonté de remontée en gamme est claire. L’argent cède le pas à l’or progressivement, l’éventail des prix se repositionne vers le haut et la joaillerie, dopée par cette nouvelle image, affiche d’excellents résultats. La haute joaillerie, en particulier le Blue Book, recueil de pièces de haute joaillerie audacieuses, gagne en visibilité. L’univers de Jean Schlumberger revient en lumière avec un style inspiré de la nature particulièrement riche, mettant en valeur des diamants et des pierres de couleur exceptionnels. Le réseau mondial de boutiques se rénove. La réouverture de la boutique new-yorkaise (le Landmark), très médiatisée, a été un succès, affichant une forte progression des ventes en 2024 et 2025. Conçue comme une véritable mise en scène de la joaillerie, mêlant art de vivre, culture et luxe, elle servira de modèle pour le monde entier, à commencer par la future « ambassade » de la Maison, rue de la Paix, à Paris. Enfin, une communication très contemporaine, portée par des campagnes avec Beyoncé, Jay-z et Lady Gaga ainsi que le choix de l’égérie Natalie Portman comme ambassadrice mondiale, confirme le nouvel élan donné à l’image du joaillier. La dimension de luxe responsable est également au cœur du discours de Tiffany & Co. La traçabilité poussée des diamants et la transparence de la chaîne d’approvisionnement nourrissent un discours de confiance clé pour la Maison, pionnière et leader historique en la matière. /public-objects/00b38473-67e6-4338-a898-3a745d8c7267-6f6cadb6-2c7b-4d57-86c0-59fe1ad667f1-1.webp Image sélectionnée