La tentation au masculin

Fondée par le sertisseur et orfèvre Andreas Altmann, la maison biennoise Giberg s’est imposée ces dernières années sur un terrain encore peu exploré : celui du bijou masculin.

Sa singularité réside dans quelque chose de rare dans la joaillerie, incarné par un rapport physique au métal hérité d’un savoir-faire en métallurgie de haute précision. Car derrière Giberg, il y a avant tout une fonderie qui travaille depuis des décennies pour l’horlogerie et la joaillerie. Ici, on ne se contente pas de dessiner un bijou, on le pense puis on le construit comme un véritable composant mécanique. La maison revendique un 100 % Swiss Made qui va bien au-delà d’un argument marketing. Tout est réalisé en interne, du bracelet à fermeture à bille jusqu’aux pièces aux formes très géométriques, sculptées et ajourées, en or ou platine. /public-objects/4def61ec-c84c-4c65-8d94-828eb79af9e7-1a013af5-8fd2-4807-8f26-2853913bddc5-Black%20gladius-2.webp Image sélectionnée La marque aime à dire qu’elle « brise le moule » et l’on comprend pourquoi lorsque l’on voit les bracelets de la collection Gladius. Lignes et volumes maîtrisés, très structurés, ils ont un côté architectural. Et surtout, une vraie présence au poignet. Au-delà du design, le mélange des registres est également intriguant. Les matériaux précieux - or jaune, rouge, blanc ou platine, parfois sertis de diamants naturels, sont associés à un bracelet en caoutchouc technique, simple ou double tour. Une combinaison qui casse immédiatement le côté trop précieux et renforce une allure contemporaine, presque sportive. Reste ce positionnement très assumé autour du bijou masculin, non pas pour suivre un effet de mode, mais plutôt pour apporter une réponse à un manque à travers un langage où technique, innovation et design avancent ensemble.