Oiseaux de bon augure

Chez Tiffany & Co., c’est à nouveau l’oiseau iconique dessiné par Jean Schlumberger qui a attiré tous les regards pendant la semaine de la Haute Couture parisienne.

Plusieurs pièces de la collection Bird on a Rock étaient présentées chez Tiffany & Co. pour émerveiller Paris. Sous la direction artistique de Nathalie Verdeille, la Maison réinterprète l’oiseau à l’origine imaginé par Jean Schlumberger en 1965, un oiseau serti de diamants posé avec légèreté sur une pierre de couleur. La haute joaillerie met notamment en avant le motif de l’aile, stylisé de manière abstraite, dans des compositions où les pierres se superposent comme un plumage. « Ces formes sculptées s’entremêlent et se déploient en créations recourant au texturage, aussi abstraites que symboliques », explique elle-même la directrice artistique. Deux parures illustrent cette nouvelle lecture : l’une autour de la tanzanite, une pierre intimement liée à Tiffany & Co. depuis la fin des années 1960, et l’autre autour de la turquoise, un clin d’œil à Schlumberger et à l’univers tout entier de la Maison. /public-objects/f8d05637-78b2-4ab7-ba63-0cbc8c3a1d04-21c5bee4-7686-4c28-b030-3269704c9a2c-c79ad811-e4e7-4818-8ecb-232782d17cf9-639ea6ef-de7a-4703-9f50-e0e4c0c04bce-1.webp Image sélectionnée Le contraste entre la turquoise et les diamants, assez inattendu, donne lieu à des pièces fortes et sculpturales. Parfois seul, parfois en duo, l’oiseau semble virevolter autour du cou, des oreilles ou de la main de celle qui le porte. Dans d’autres pièces, il s’impose et trône en majesté sur les pierres de couleur. On comprend l’esprit « rock » de la collection quand on voit le dessin des pièces et la manière dont elles vivent sur la peau. Loin d’être sages, ces parures un brin désinvoltes s’imposent sans en faire trop, et rappellent que la haute joaillerie peut aussi être une – élégante – manière de s’affranchir des conventions et de se réinventer, avec une exécution on ne peut plus fine et sérieuse !