Mellerio, Aitana Bonmati, Ousmane Dembélé et le Ballon d’or
Comme à chaque rentrée, le football s’éveille à une nouvelle saison et les afficionados attendent avec impatience la cérémonie du Ballon d’or récompensant le meilleur joueur au monde de la saison passée.
Ce lundi 22 septembre, ce sont Aitana Bonmati, cheffe d'orchestre du FC Barcelone et de la sélection espagnole (troisième fois d'affilée), ainsi que l’illustre joueur du Paris Saint-Germain Ousmane Dembélé (première fois de sa carrière), qui ont soulevé le Ballon d’or chacun dans leur catégorie. Un trophée façonné par la Maison Mellerio depuis 1956 dans son atelier du 9, rue de la Paix, à Paris. Si le plus ancien joaillier familial du monde est aujourd’hui bien connu pour ses bijoux, il faut rappeler que l’orfèvrerie est son savoir-faire d’origine. Il collabore avec de nombreuses fédérations sportives pour la réalisation de trophées dans l’automobile, la danse classique, l’équitation, le cyclisme ou encore l’escrime. Les artisans de la rue de la Paix consacrent chaque année des centaines d’heures de travail pour concevoir ces trophées. Pour le mythique Ballon d’or remis à Aitana Bonmati et Ousmane Dembélé cette année, le processus de fabrication n’a pas changé depuis 1956. Deux demi-sphères de laiton sont d’abord soudées, puis percées pour accueillir un socle en pyrite. Vient alors l’étape la plus délicate : le ciselage, réalisé à la main sur un « ciment » de maintien, pour reproduire avec rigueur les 32 facettes d’un ballon de football. La pièce passe ensuite entre les mains d’un polisseur, puis d’un graveur qui va y apposer le logo de France Football et l’année de l’édition. Le bain d’or enfin, puis le montage final sur son socle en pyrite taillé à la main par un artisan glypticien afin que la pierre épouse parfaitement la plaque de laiton doré sur laquelle le trophée repose.