L’inspiration à la chaîne
C’est l’ornement originel. L’Alpha et l’Oméga du bijou.
/public-objects/f3e4c1fd-9148-4fca-9e0e-10df7ecab817-93f8c09f-d257-4e7e-a8f9-c755ad944850-GEM-T%20-%20Photos%20-%20Substack-14.webp Image sélectionnée Ultra tendance, la chaîne stimule l’imaginaire et fait monter la température. « La chaîne, c’est le lien avec la nuit des temps », explique la créatrice genevoise Laure Victoria Gaury . « Allumer la flamme, écouter le métal qui fond, sentir quand il peut se rétracter en une fraction de seconde, j’y vois une forme de mysticisme. Mais c’est aussi très physique d’exercer l’un des plus vieux métiers du monde ! Le geste ramène à une forme d’instinct primaire, quand il s’agissait de chasser, cueillir, saillir, guerroyer… et faire des bijoux. » Lorsqu’elle commence à s’intéresser à la chaîne, Laure Victoria Gaury découvre que peu d’éléments sont faits à la main, encore moins le fermoir, complètement standardisé. Elle imagine une lune et un soleil, point de départ de la collection Astra au porté modulable. /public-objects/f7409d6a-4341-4f34-a978-398b84a4c2a6-d59cab69-15e1-4380-8e09-8addd26e962c-Manoyas%20joaillerie%20%20Collier%20Signature%20et%20ses%205%20charms%20or%2018%20carats.webp Image sélectionnée De son côté, Yasmine Bakkali voit dans la chaîne le socle qui accueille ses intentions. Enfant, dans les souks marocains, elle jouait à la poupée avec les mains de Fatma qu’elle imaginait en personnages : « Je cherchais du réconfort dans le bijou. » Manoyas, sa marque, propose des charms façon talismans que l’on accroche à une chaîne, l’écrin vivant qui révèle ses vœux d’harmonie, d’abondance et de puissance. /public-objects/2bf97692-3b56-4776-a871-82659140a3d7-4c363108-0254-44f6-b92e-3903ee42576d-GEM-T%20-%20Photos%20-%20Substack-13.webp Image sélectionnée L’artiste Alina Alamorean se passionne quant à elle pour les chaînes existantes. Avec un plaisir mâtiné de provocation, elle détourne des pièces en fer forgé parfois issues du monde agricole ou industriel. « Il faut qu’on les voie, qu’on les sente, qu’elles s’imposent à moi, que je me sente submergée, subjuguée, habillée ». C’est tout le corps, alors, qui devient le support d’un bijou peu consensuel à redécouvrir absolument.