HAUTE JOAILLERIE - Le champ de papillons de Graff
Pas de colliers, pas de pendants d’oreille, pas de parures extravagantes. Pour sa nouvelle collection de haute joaillerie, Graff n’a retenu qu’un seul objet, la broche, qu’elle décline autour d’un seul et même motif, son emblématique papillon.
Douze pièces sont réunies sous le titre Artistry in Motion. Emblème de la Maison depuis 1975, le papillon Graff tient dans une silhouette d’une simplicité trompeuse : deux pierres taille poire, deux pierres taille marquise. Cette épure devient ici une toile où chaque broche convoque l’histoire, l’art, les pierres et l’or. Les lignes d’émeraudes et de diamants de Tamara évoquent les motifs en rayons de soleil de l’Art déco ; le dégradé d’émeraudes, de tourmalines et de saphirs d’ Eva a été pensé à la manière d’un jardin de Monet ; Marina convoque quant à elle l’Op Art des années 1960, décennie de la naissance de Graff ; ou encore Athea qui traduit le courant pointilliste grâce au bleu électrique de tourmalines Paraíba et à l’éclat des diamants. /public-objects/ba7785c0-563c-4af5-89c3-670d6051f1ae-ce8bf6dc-3242-4646-a22f-57017e6f5f57-2.webp Image sélectionnée La collection explore aussi les archives de la Maison. Ainsi Freya renaît d’une broche libellule ancienne avec ses ailes semées de diamants jaunes. Quant à la sculpturale Lina , elle rassemble des saphirs roses taille carré en serti invisible et des diamants blancs taille brillant s’inspirant de motifs d’anciennes créations de Graff. Toutes sont façonnées entièrement à la main dans les ateliers londoniens. Loin d’être figée, chaque broche montée sur une épingle à jabot est dite « trembleuse », si bien que le papillon frémit au moindre geste, comme prêt à s’envoler. Et parce que la métamorphose est dans la nature même de ce délicat animal, la pièce se transforme : broche un jour, pendentif le lendemain, prolongée à la pointe de l’épingle par un second papillon miniature. En confiant douze œuvres numériques à l’artiste Rose Pilkington pour accompagner le lancement, Graff boucle la boucle : le papillon, symbole de transformation, n’a pas fini de muer. Un demi-siècle après sa première apparition, il reste la plus libre des signatures.