Diamant, la preuve par l’atome

Depuis plus de 20 ans, la traçabilité est au cœur des priorités de tous les acteurs de la filière diamant.

L’enjeu est multiple : bannir les diamants provenant de zones de conflits, assurer des pratiques éthiques tout au long du parcours du diamant, jusqu’au client final, se prémunir contre l’intrusion de diamants synthétiques, éviter les manipulations frauduleuses. L’enjeu est aussi marketing : fournir au client des données de provenance certifiées. L’identification du pays source du diamant reste, à ce jour, très complexe. L’évolution des technologies liées à la reconnaissance de l’origine géographique est donc cruciale. Plusieurs initiatives de traçabilité existent, la plus emblématique étant la plateforme Tracr du groupe De Beers, qui s’appuie sur le savoir-faire de Sarine Technologies. Celui-ci repose notamment sur la numérisation en 3D du diamant brut puis la comparaison avec les scans des diamants taillés qui en sont issus. Les données sont ensuite inscrites dans une blockchain, garantissant l’intégrité des informations tout au long de la chaîne de valeur. L’erreur est impossible mais le biais humain subsiste. La technologie DiaDNA, très récente, pourrait changer la donne. Basée sur le décryptage de la structure atomique du diamant, notamment la répartition d’éléments comme l’azote et le bore, DiaDNA établit une « signature » unique, un peu comme un ADN. La nouvelle technologie utilise le « machine learning », nourri de plusieurs dizaines de millions d’éléments (55 millions à ce jour) pour une analyse entièrement automatisée puis intégrée à une blockchain. Elle pourrait bien s’imposer comme le nouveau standard dans la transparence et la traçabilité des diamants. /public-objects/ed0252f8-a1a4-429e-8269-89cf75daf24c-0204b795-825b-4fab-9bd7-e023af3c24fa-Diamond-Empowerment-Canada-cover-Horizontal%2B-%2Bcredit%2BNDC.webp Image sélectionnée