Le diamant, pierre de tous les records
Il y a des records qui font le show dans les salles de vente, et d’autres qui, encore au-delà, déplacent les frontières du réel.
/public-objects/c6ee8172-5e95-45e0-9838-fbf057c6b2c9-bed56250-a3c8-418c-aaa1-dcb9b255d4e2-GEM-T%20-%20Photos%20-%20Substack-6.webp Image sélectionnée Le Natural Diamond Council vient de publier un rapport consacré aux diamants naturels les plus exceptionnels jamais découverts. À commencer par le Cullinan, ce monstre de 3106 carats, toujours inégalé plus d’un siècle après sa découverte en 1905. Dans ce club très fermé, seule une poignée de diamants ont franchi le seuil des 1000 carats : des anomalies géologiques, formées à des profondeurs pouvant atteindre 750 km sous la surface de la terre. Ce qui change aujourd’hui, c’est que ces géants ne relèvent plus seulement d’une trouvaille hasardeuse ou d’un miracle minier. Les technologies développées en matière d’extraction et de récupération ont permi d’identifier des diamants dans le minerai avant leur concassage, et donc d’éviter qu’ils ne soient brisés en route. Certaines mines sont ainsi devenues de véritables « fabriques à légendes ». Comme la mine de Karowe (Botswana) qui a produit neuf diamants de plus de 1000 carats depuis 2012. Quand ces pierres sortent du sous-sol pour venir sur le devant de la scène mondiale, elles font le show, et pas qu’un peu ! Le rapport rappelle par exemple que le diamant rose CTF Pink Star (59,60 carats) a été vendu 71,2 millions de dollars – soit 1,19 million par carat –, record absolu pour un diamant aux enchères. Autre pépite : le Constellation, diamant brut de 813 carats, vendu 63,1 millions de dollars, ainsi devenu le plus cher jamais adjugé. Quant au Hope Diamond, il représente une attraction culturelle à lui seul avec plus de 100 millions de visiteurs, fascinés par son aura et sa légende noire… à découvrir au Smithsonian Museum de Washington. Alors bon voyage !