Un destin royal

Unique en son genre, ce pendentif en or figure une araignée prise dans un bloc d’ambre. Ayant appartenu à Marie-Antoinette, il fait partie aujourd’hui du patrimoine historique français.

Le destin de ce pendentif est unique. En or, d’une longueur de 35 mm, il met en majesté une araignée prise dans un bloc d’ambre. Daté du début du XVIIIe siècle, il est offert en 1770 par la reine Marie-Thérèse d’Autriche à sa fille Marie-Antoinette en guise de porte-bonheur lorsque la jeune fille se rend à Versailles pour être investie du titre de Dauphine de France. Devenue reine, Marie-Antoinette le porte régulièrement pour ne plus le quitter dès les prémices de la Révolution. Une fois emprisonnée, c’est le seul et unique bijou qu’elle est autorisée à porter. Pourtant, elle le confie à son amie la duchesse de Tourzel, la gouvernante des Enfants de France qui l’a suivie lors de son incarcération, lorsque cette dernière a la possibilité de s’échapper. C’est ainsi que ce pendentif a été conservé... Faisant partie de la collection privée du Château d’Ainay-le-Vieil, dont les propriétaires sont les descendants de la duchesse de Tourzel, ce trésor historique n’a pas été exposé au public depuis 1955 à l’occasion de l’exposition «Marie-Antoinette, Archiduchesse, Dauphine et Reine », au Château de Versailles. Il est désormais visible uniquement lors des visites guidées du Château d’Ainay-le-Vieil, dans le Cher*. /public-objects/a25af637-8912-43ae-9ce4-93aa9680599a-e92890d7-1e17-4240-a56e-7646b68faebb-Sans%20titre-1.webp Image sélectionnée * Le Château d’Ainay-le-Vieil est un monument historique privé, ouvert au public chaque année entre les mois d’avril et de septembre - chateau-ainaylevieil.fr