Chez GEM-T, on ne voit bien qu'avec le cœur

Depuis ce matin, la 4ème édition de GEM-T est disponible. Dans ce nouveau numéro, nous vous racontons l'or, les investissements, la chance, l'orfèvrerie, les enchères, les tendances, mais surtout comment écouter et suivre son cœur au milieu de toutes ces influences. Découvrez l'édito de GEM-T n°4, écrit par notre rédactrice en chef, Marie de Pimodan.

/public-objects/0190ae2a-f74c-49db-9c93-c6522a8a01ef-81c70324-5de6-4330-9be6-149dff3ecb8a-Cover%20GEM-T4.webp Image sélectionnée Intuition, émotion ou raison ? Vous êtes-vous déjà demandé, au moment d’acquérir un bijou, lequel du cœur ou de la raison devrait avoir le dernier mot? On sait, comme nous l’a enseigné le philosophe Pascal, que «le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point», mais l’acheteur raisonnable et pragmatique, lui, s’appuiera plutôt sur des faits, des chiffres, des problématiques d’investissement. L’or demeure la valeur refuge par excellence, celle que l’on choisit quand le monde vacille. Certains rubis ou saphirs birmans non chauffés, certains diamants de couleur voient leur cote grimper d’année en année, portés par une offre qui se raréfie. Les pièces anciennes signées Cartier, Van Cleef & Arpels, Bulgari, entre autres, s’envolent, quant à elles, sous le marteau des commissaires-priseurs à des prix souvent astronomiques. Alors, comment bien acheter? Au fil de nos rencontres, nous avons posé la question aux experts. /public-objects/b8feb61b-88be-4e71-ae9d-a4b355493509-4386e88f-55e1-4b5f-a11a-9170984e9394-L'or%20en%20majest%C3%83%C2%A9.webp Image sélectionnée Dans ce numéro, un négociant en pierres précieuses nous explique pourquoi la valeur des rubis du Mozambique a explosé en l’espace d’une décennie. Tout comme celle du spinelle de Mahenge, dont le prix au carat atteignait quelques centaines de dollars lors de sa découverte en Tanzanie, en 2007, contre plusieurs milliers aujourd’hui. /public-objects/2209de49-7757-4c1a-a507-510d0c7d0536-51a66381-cc3b-4dc8-b80b-30f0c3d9a08f-Rouvenat.webp Image sélectionnée Au détour d’un événement joaillier, j’ai eu la chance de croiser une spécialiste du diamant, qui portait à l’annulaire une bague sertie d’un magnifique diamant : un spécimen exceptionnel, m’a-t-elle confié, qui lui permettrait de tout quitter du jour au lendemain et de vivre à l’abri du besoin pendant de très longues années. En attendant ce jour qui ne viendra peut-être jamais, elle m’a avoué porter son diamant quotidiennement. Elle l’aime, tout simplement, au-delà de toutes considérations pragmatiques. Même celles et ceux qui savent le mieux chiffrer un bijou, en évaluer la cote, en anticiper la hausse, finissent vraisemblablement par céder à quelque chose d’un autre ordre : l’attachement, le souvenir, le plaisir de porter une pierre parce qu’elle fait battre le cœur, ou de craquer pour un bijou des années 1980 simplement parce qu’on en aime l’audace. Alors, investissement financier ou investissement émotionnel? La question, sans doute, est mal posée. Car les deux se répondent souvent. Et s’il fallait une seule boussole pour naviguer entre les deux, je la trouverais dans ces mots que l’on croit connaître par cœur, tant on les a lus, et qui pourtant ne cessent de nous surprendre : «On ne voit bien qu’avec le cœur.» Saint-Exupéry ne parlait pas de bijoux. Mais n’est-ce finalement pas ainsi qu’on les apprécie le mieux? Marie de Pimodan, rédactrice en chef /public-objects/aecc2c97-cec7-4aaf-9614-810a76da5b1b-883efa21-c4a2-4c6d-bfe1-546f3dcc694f-Shooting.webp Image sélectionnée