Cartier royal
Diadèmes, diamants, panthères : le Victoria and Albert Museum, à Londres, accueille jusqu’au 16 novembre 2025 une rétrospective d’une ampleur inédite consacrée au joaillier parisien. Immanquable!
L’intitulé de l’exposition est d’une simplicité redoutable : « Cartier ». Pas un mot de plus. Il faut dire que le nom de la maison de joaillerie fondée à Paris au milieu du XIXe siècle résonne à lui seul comme un abrégé du (bon) goût à la française : son odyssée commerciale et esthétique égrène au fil des décennies une myriade de stars et de personnalités royales qu’illuminent des bijoux suffisamment emblématiques, d’un point de vue culturel, pour justifier une mise en lumière dans le plus grand musée des arts décoratifs de la capitale britannique. À la brièveté de l’intitulé répond la grandeur du dispositif : 350 objets dont un nombre significatif de diadèmes royaux portés dans toutes les cours d’Europe, de prêts conséquents provenant de la collection royale (la Royal Trust Collection), de la Collection Al Thani, de joyaux iconiques rarement, voire jamais, exposés ou encore de documents inédits comme les croquis de Frederick Mew. Ce dessinateur avait notamment imaginé la légendaire broche Williamson – exposée par ailleurs – que la reine Elizabeth II avait portée à de nombreuses occasions, au mariage du prince Charles et de Lady Diana par exemple. À ce florilège de splendeurs, et grâce à la curation d’Helen Molesworth et de Rachel Garrahan, se greffe une mise en perspective des influences et préceptes ayant permis l’éclosion d’un style reconnaissable entre tous. Parmi ces préceptes, une curiosité pour toutes les cultures du monde et une soif d’innovation attestée par l’utilisation précoce du platine. /public-objects/d0ee9a16-53f8-4ba4-8209-96ba39b3e3e7-e4d3bc1a-490d-4b9a-9373-7d6418872263-Scroll-tiara%2C-Cartier-Paris%2C-commissioned-for-the-Countess-of-Essex-in-1902.-Diamonds%2C-silver-and-gold.webp Image sélectionnée