Bvlgari Eternal : sortir les archives pour les inscrire dans l’éternité

Les archives sont de grandes sources d’inspiration pour les directions artistiques des maisons de joaillerie. Mais l’exercice n’est pas aisé. « Puiser dans les archives », le concept est toujours très beau, dans la réalité, c’est parfois plus discutable.

La réédition peut s’avérer un peu tiède et devenir une excuse pour refaire la même chose. Avec Bvlgari Eternal , la maison romaine évite cet écueil. Ici, l’archive n’est pas un prétexte mais bel et bien un point de départ solide pour offrir au bijou d’aujourd’hui un design qui a sa propre personnalité. Au cœur de la collection, Vimini, un bracelet de 1942. Un véritable trésor en or à la construction ondulée, presque tressée, d’où son nom qui signifie « osier » en italien. La structure n’est pas juste décorative, elle a été dessinée et pensée pour vivre et s’épanouir sur la peau. Bulgari le remet en jeu aujourd’hui avec cinq pièces en or : collier, bracelet, bague, pendants d’oreilles et monoboucle. La matière est traitée et polie pour obtenir un rendu bluffant au toucher, presque textile. /public-objects/ae91ae13-0bf7-4df0-a9a2-b4d25c5a4627-54f6cb45-cf02-4e31-b165-acb794b7da13-148.webp Image sélectionnée À ces bijoux s’ajoutent des créations de haute joaillerie, dont certaines jouent sur un contraste très inattendu grâce à un revêtement DLC noir, un traitement que l’on a davantage l’habitude de voir en horlogerie. Cela donne à certains maillons une couleur plus sombre, graphique, qui fait ressortir l’or jaune et les diamants de façon spectaculaire. Vimini n’a pas pris une ride, il se voit réinterprété de manière juste, avec style et cohérence pour s’inscrire dans la modernité et, on l’espère, dans l’éternité !