Des bijoux et des hommes

Une sélection de bijoux for men (not) only

En joaillerie comme dans de nombreux domaines, nul doute à présent que les frontières s’effacent en matière de genre. Les bijoux s’affichent aussi désormais sur les silhouettes masculines et l’on assiste à une montée des designs « no gender » qui transcendent les étiquettes traditionnelles. À la ville comme à la scène, les célébrités sont les premières à embrasser la tendance. Sur le tapis rouge, Timothée Chalamet brouille les pistes et étincelle grâce à Cartier : accumulation de colliers sur buste nu, broches vintage Art déco, manchettes, bagues Love et Trinity, ou encore collier Panthère entièrement serti. Le rappeur SCH a également fait sensation lors du dernier Festival de Cannes avec un ensemble de parures signées Messika. À l’instar de l’iconique bracelet Alhambra de Van Cleef & Arpels, des bracelets et pendentifs de la ligne Tiffany T chez Tiffany & Co. ou encore des pièces de la collection Quatre de Boucheron, les créations des grandes maisons séduisent une clientèle masculine en quête de pièces intemporelles. Qu’ils soient sertis ou non, les joncs s’accumulent aux poignets de ces messieurs : le Love de Cartier, mais également le Laurence Graff Signature de Graff, le Love in Verona de Roberto Coin ou encore le Damier de Louis Vuitton. /public-objects/91fddb06-50fd-4194-ac23-5f2ec77e2d13-68df0316-d3e3-4345-b21a-d63947cd29e9-GEM-T%20-%20Photos%20-%20Substack-3.webp Image sélectionnée Les classiques boutons de manchettes ne sont plus les seuls bijoux habillant les tenues des hommes, ces derniers arborent de manière totalement naturelle et décomplexée des broches pour sublimer d’une très élégante manière les revers de leurs vestes. À l’image des clips bestiaires issus de la collection Lucky Animals de Van Cleef & Arpels, ou encore de la sublime broche montre Maillon Libre de Hermès. Les marques sortent des sentiers battus et rivalisent de créativité pour séduire et parer la gent masculine. S.T. Dupont fait sensation avec ses sautoirs briquet ou stylo marqueur tout comme Pasquale Bruni qui s’amuse avec l’allumette dans des bracelets et pendentifs extrêmement désirables de sa collection Accendimi. Quant à la perle, elle s’affranchit également des genres. Tasaki, en tête, nous le prouve avec ses pièces totalement mixtes qui s’affichent aussi bien sur les hommes que les femmes. Ainsi, le bijou ne « masculinise » ou ne « féminise » plus, il singularise. Il est une extension de la personnalité de celui qui le porte, un indicateur subtil de son goût et de son statut. La joaillerie ne retrouverait-elle finalement pas son essence même : faire briller ce qui, au fond, ne demande qu’à être révélé. /public-objects/4c07e4c8-baf9-4036-8943-4db95cfb05ff-7c19bb3f-88fe-4c99-ab37-668c0a9c1983-GEM-T%20-%20Photos%20-%20Substack-4.webp Image sélectionnée