À Haute Jewels Geneva, quand le grandiose tient le haut du pavé
Installé jusqu’au lundi 20 avril à l’InterContinental Genève, le salon confidentiel au rayonnement international a une nouvelle fois séduit par l’excellence de ses gemmes et la richesse des savoir-faire présentés. Une vitrine inspirante, où la haute joaillerie dévoile sa technicité au service de collections plus accessibles.
Le 14 avril au soir, lors du cocktail d’ouverture, Michael Hakimian, fondateur de HJG et CEO de la maison exposante Yoko London, affirmait avec une grande énergie : « Malgré la situation internationale actuelle, nous devons continuer d’y croire et poursuivre nos échanges. » Une phrase qui résume bien le dynamisme de cette figure positive, qui nous émeut également avec ses parures en perles aux gradations et aux appairages exemplaires en matière de couleurs. Michael Hakimian lance ce soir-là la 7e édition de son projet le Haute Jewels Geneva, qui a débuté il y a quelques années avec quatre maisons. La session du 14 au 20 avril 2026, elle, a accueilli 44 maisons de joaillerie. Savoir-faire et technicité On peut faire un parallèle avec les événements horlogers qui font découvrir aux professionnels les complications et le nec plus ultra en matière de finitions et de métiers d’art. De la même façon, le salon Haute Jewels Geneva dévoile les dernières innovations, la technicité joaillière qui permet les nouveaux portés des parures, ainsi que les gemmes d’exception (non traitées, non chauffées). Un très bel exemple de pluri portés (l’identité même de la haute joaillerie) : les sautoirs en perles de culture chez Yoko London. Sautoir où l’on détache un ornement de corsage ou une broche, une paire de boucles d’oreilles, un pendentif pompon, pour un porté simple ou majestueux. À noter en matière d’innovations, Yoko London travaille des couleurs de perle assez incroyables, rares, comme le « purple », le « pistache » ou le « vieux rose », montées dans une très grande régularité. /public-objects/ec29f029-bfe0-42da-a97c-26cf4a844fd6-cca02e0e-234d-40c5-8cfd-93395813a65d-yoko1.webp Image sélectionnée /public-objects/ece19c2b-1f26-4b63-bb8b-b0bae4f0d33d-3f1ca649-7cac-4404-b3ce-a6b11b570db9-yoko2.webp Image sélectionnée Le matériau d’exception, régulier, qui a nécessité des mois de recherche, en perles ou en pierres précieuses, c’est vraiment ce qui définit la haute joaillerie. Par exemple, la maison Bayco New York propose des gemmes exceptionnelles au poids important : rubis « sang de pigeon », rouge très intense avec une légère nuance bleutée, venant de Birmanie. Mais aussi des saphirs du Sri Lanka, des émeraudes de Muzo (les plus chères au monde). La maison Sutra, quant à elle, nous étonne avec des gemmes au nombre de carats conséquent qu’elle sait sertir dans des bois ou autres matériaux nobles. /public-objects/033c7056-f733-4efc-833a-78dada43b833-53f29763-f525-4efd-aa6b-c862c77f85f3-Bayco_ExhibitorLookbook_Product1.webp Image sélectionnée /public-objects/80cee2cc-4c3d-49a0-86e8-2b999627b261-93637384-703b-401b-a208-773f803a17ee-Bayco_HJG_Spotlight.webp Image sélectionnée Le poids des pierres joue un rôle majeur. En revanche, une tendance s’affirme de plus en plus : le bijou de haute joaillerie doit être léger, fluide, souple et épouser le geste, le cou, le poignet. Le confort symbolise le nec plus ultra. L’Italien Recarlo, dont la signature précieuse est le motif de cœur, excelle dans ce domaine. Grâce à un montage manuel judicieux des cœurs sertis, le collier Recarlo vient se loger autour du cou, tel un serpent de diamants, sans poids et résolument flexible. /public-objects/3438cd84-1061-4359-a239-ca321eed8ff0-cf247175-12e6-496e-a48f-2d0b425c5bb4-recarlo.webp Image sélectionnée Une amorce pour la "fine jewellery" Au sein de HJG, deux cas sont très parlants : les deux Italiens, Damiani et Dolce & Gabbana. Alors que la haute joaillerie exploite de manière grandiose un détail de style, la « fine jewellery », elle, décline à outrance ce détail. En résumé, la haute joaillerie joue l’amorce créative, comme un carnet d’inspiration pour les lignes accessibles. Chez Damiani, nous pensons aux collections Mimosa et Margherita. En haute joaillerie, ces collections aux gemmes exceptionnelles (couleurs soutenues, avec des morganites, des opales, des tourmalines…) exhibent des sertis sur plusieurs niveaux, agitant ainsi les fleurs précieuses. En « fine jewellery », cette idée continue de fleurir, mais dans une déclinaison qui va à l’essentiel. /public-objects/7a3565f5-8c2c-4362-a44d-3d358308a37c-1290190a-8f74-4a79-a73f-ee12601bf54e-damiani1.webp Image sélectionnée /public-objects/42866458-3960-40c8-82e4-0a5433eb7285-35882eb8-88b6-4514-8cd9-c2d0721b1461-daminai2.webp Image sélectionnée Chez Dolce & Gabbana, haute joaillerie et haute couture sont étroitement liées. « Nous présentons par exemple, à Paris, en juillet, la haute joaillerie, puis la semaine d’après, c’est toute l’Italie qui la découvre à travers nos événements, la “Alta Moda” de Dolce ; c’est un va-et-vient incessant entre les deux, un tissage de style étroit », affirme une porte-parole de la maison. Sicile, dévotion, baroque, glamour et filigrane ne font qu’un, s’exprimant en bijoux et en mode. /public-objects/45ee6d6b-1864-42db-ac92-1d2766c3e4b2-e58ce291-8550-42e8-a9d5-75daf320e1f3-DG1.webp Image sélectionnée /public-objects/f7947370-962d-461c-814d-fd60fca93c8c-702d39e2-3975-4c97-a15c-bfccfb079036-DG2.webp Image sélectionnée